Avec la sortie prochaine du plus récent film de Sophie Lorain, la comédie : « Les grandes chaleurs », les « Cougars » sont redevenues d’actualité…
De plus en plus nombreuses, ces femmes d’âge mûr ne se cachent plus pour avouer qu’elles entretiennent des relations amoureuses avec des hommes plus jeunes…
Un phénomène qu’on croit à tort venir de Hollywood, même si bon nombre d’actrices se disent « Cougar », ce serait plutôt le résultat d’une accession à une relation égalitaire… D’un point de vue anthropologique du moins…
Je vous entends déjà dire, « c’est n’importe quoi », attention, ne décrochez pas toute suite, j’ai quand même une théorie pour appuyer mes dires…
Par sa culture et son éducation, la femme choisira son partenaire en fonction de la protection et de la sécurité qu’il lui apportera tant émotive que matérielle. (Ce qui pourrait expliquer, du moins en partie, les jeunes poulettes qui fréquentent de vieux chauves bedonnants, mais on s’éloigne du propos.)
Traditionnellement, le nouveau marié avait déjà un métier et la mariée bien souvent quittait ses parents pour s’établir avec le bien-aimé. De la même façon, l’homme choisissait sa femme jeune et robuste, pour assurer sa lignée et l’entretien de la maisonnée.
Les temps changent, les couples n’ont plus d’enfants à la douzaine et la femme est sortie de la cuisine.
La quarantaine d’hier et celle d’aujourd’hui n’ont rien en commun, la première étant assez usée après 12 enfants, le lavage à la main, et le pétrissage du pain par rapport à l’autre qui a entretenu et soigné sa santé, a une machine à laver automatique, a acheter du pain tranché et n’a eu que deux enfants par exemple…
Jusqu’à maintenant si vous avez suivi le raisonnement, vous vous engagez vers la suite…(ça c’est une phrase pour rien.)
Traçons maintenant le portrait type d’une femme dans la quarantaine potentiellement une « cougar ».
Madame a un métier, elle est autonome financièrement, ses enfants sont grands…
Disons que par un concours de circonstances elle n’a pas ou plus de mari, un deuil, un divorce par exemple, bref elle « magasine » un partenaire… (Façon de parler « magasine »)
Mise au point :
Dans la quarantaine, une femme est à son apogée tant sur le plan personnel que sur le plan sexuel,
(Les gynécologues, les psy et autres professionnels « logues » vous le diront) alors que l’homme, lui, dans la même période, dessine la courbe inverse, et je ne parle pas que de sexe…
Si une femme qui cherchait au départ la sécurité tant émotive que financière, est déjà sécurisée de façon autonome, que recherche t’elle chez un homme?
De la communication, de l’émotivité et de la compréhension…
Bon ok, probablement aussi une vie sexuelle active et pleine de rebondissements…
En fait, le jeune homme choisi avec sa quinzaine d’années de moins qu’elle, a un avantage sur l’homme de la génération qui le précède, il a grandi dans ce nouveau discours égalitaire, il fait la cuisine, il a moins de tabou.
Compte tenu du fait, qu’on n’accorde plus autant d’importance à la procréation, à la durée d’une relation amoureuse et qu’on donne toute la place à la passion et à l’importance de vivre ici et maintenant, pourquoi les « cougar » s’en priveraient?
Dans 15 ans, on s’en reparlera, elles seront peut-être en couple avec un homme de leur âge, dont elle aura partager la courbe qui leur chantera la chanson de Ginette Reno : « fais moi la tendresse »…Elles écouteront en souriant et en ronronnant, en songeant à tout le bon temps qu’elles auront eu dans une autre vie…
Bande Annonce du film « Les grandes chaleurs »